dimanche 9 juin 2013

On est bien peu de choses.

Et mon amie la rose me l'a dit ce matin.




Premières roses si tardives, mais toujours si émouvantes. de bas en haut: Westminster Cathédral  Belle Inconnue et  Fée des Neiges, dans quinze jours, je croise les doigts, le jardin devrait être somptueux, ou presque.




                                               Marguerite Hilling









  Nous avons eu quelques jours de presque "été", brumes et pluies ont repris tout pouvoir.

samedi 27 avril 2013

Le poirier est en fleurs.



Le vieux poirier est en fleurs, on guette toujours sa floraison si fugace mais si charmante,  cet arbre a été planté il y a fort longtemps et restera encore après nous.  En arrivant nous avions enlevé presque tous les autres arbres de cette partie du jardin afin de trouver une grande ère relecture, ère àla lace d'aire, non voulu, mais, si sympa, je préfère l'ère, je laisse de jeux pour les enfants. Les arbres ôtés étaient des conifères, cupressus et autres, ils assombrissaient le jardin toute l'année.

Seul le poirier  trône  de ce côté, d'autres petits arbres, amelanchiers, érable japonais, camélia stellata et  épine rose  plus petits donnent assez d'ombre et relief, les  rhodos qui sont très gros sont classés je ne sais pourquoi chez les arbustes tout au moins dans mon esprit. 



                                     jeune amelanchier, espèce cultivée au Canada pour ses fruits.




                                                          Jeune magnolia Stellata


J'aime de plus en plus les grands arbres et me réjouis de pouvoir en contempler dans les prés.  J'aurais aimé pouvoir planter un  séquoia, un grand arbre sentinelle.  Chez ma grand mère, il y avait un énorme tilleul au milieu "du" pré, pré qui ne servait de pâture qu'à un vieil âne gris, nous nous asseyions souvent sous le tilleul et je trouvais déjà merveilleux d'avoir un tel trésor chez soi.



                                               Le plus gros merisier de  nos prés.

Nous avons beaucoup planté depuis que nous avons la maison, un petit verger  qui accueille quelques demi tiges et quelques arbres basses tiges, dont ce cerisier qui laissera ses cerises à portée de mains si les oiseaux les oublient. Cette année, les floraison sont timides, j'attends toujours avec impatience celle du cognassier qui est une véritable merveille.


                                   Des CD  pour éloigner les oiseaux? Nos oiseaux en rient encore.


Mon mari  ne pourrait vivre sans jardin, il tond, plante, bouture et taille, ses boutures marchent souvent, mais il ne sait ce qu'il plante ni où il le plante, les boutures de rosiers doivent souvent fleurir avant que je puisse les identifier formellement si leurs feuilles ne m'ont pas donné assez d'indices, il taille de façon souvent amusante, tel ce laurier palme au dessus de la "fontaine" qui couronne en fait un  puits.









La  promenade au jardin reste un peu trop courte à mon goût aussi je rêve de rajouter encore des bancs, voire d'y introduire de la statuaire, malgré le refus formel de mon mari, je pense qu'au dessus de ce banc, sous un châtaignier et après un essai peu concluant de bambous, je vais essayer d'introduire une statuette en plâtre que je vieillirai au yaourt, il parait qu'un hiver suffit à leur donner des airs de centenaires, avec les hivers auvergnats nous avons sûrement nos chances.






Les choses doivent toujours  sembler avoir été là, comme une évidence, simples et se mariant aux végétaux les environnants.








lundi 11 février 2013

Toujours sous un si blanc manteau.


 A chaque porte, des bâtons attendent le promeneur, bâtons trouvés, bâtons taillés, ils ont tous leurs histoires et lorsque l'un d'entre eux est cassé ou perdu, il manque à la maison




La neige commence doucement à fondre, j'en suis heureuse, dès l'aube les oiseaux attendent sur le muret que je leur donne à manger, jusqu'au soir, des dizaines d'oiseaux se succèdent, à présent sans trop de disputes, les oiseaux les plus querelleurs acceptent de cohabiter.



 Sur la terrasse, la neige ne tient que rarement au dessus de l'emplacement de la citerne qui alimente la fontaine,  et le circuit d'eau qui remplit encore l'abreuvoir des vaches dans le pré en dessous de chez moi










Je vérifie toujours que les portails soient fermés, 
cela fait peut partie d'un toc, les portes fermées sur un univers tranquille me rassurent, tel un cocon protecteur.







Les portes et fenêtres de la maison  miroitent tant qu'il est parfois impossible d’apercevoir quoi que ce soit au travers, un peu comme si la maison voulait garder ses secrets à l’abri de tous les regards.




samedi 9 février 2013

Jardin sous la neige.


Aucune promenade au jardin ne commence sans avoir véritablement salué Keno, notre tortue, enfin  j'en salue ce que j'en vois.

Les enfants me demanderaient, "Combien de neige?" Et je dirai, "plus haut que mes bottes,"  de fait la neige a envahi l'intérieur de mes bottes dès que j'ai quitté la terrasse.

 En sortant de la terrasse je jette toujours un regard à la  vieille fontaine, alimentée par trois sources, la statuette qui la surmonte a été marchandée à une brocanteuse en 1905 quelques francs ou sous, je ne sais plus mais une vieille lettre en témoigne.









Certains arbustes sont noyés de neige, formant des boules rondes, j'ai deviné les boules les buis de la cour, boules comme  des esquisses de bonhomme de neige.




L'autre vieille fontaine du jardin est noyée aussi sous la neige, cette fontaine est en fait un puits, alimenté par une source.



 Le bassin n'est pas gelé, je ne suis pas allée voir les poissons, je les suppose blottis au fond dans la vase, en ce moment, je ne les vois que lorsque le soleil réchauffe la surface de l'eau.





En passant auprès de la piscine, j'ai constaté amusée que la bâche formait une réserve d'eau, je ne sais pas dans quel état nous la retrouverons au printemps.





Je voulais prendre des photos d'oiseaux, des merles se sont envolés à mon approche des buissons bas où ils s'étaient réfugiés, et sur la terrasse, les oiseaux se sont fait discrets à mes passages.  Un nouvel oiseau fréquente le muret, peut être une linotte mélodieuse, mais je ne l'ai pas vu assez souvent pour en être certaine. 










Les fenêtres de la salle à manger forment toujours des décors surréalistes où reflets et réalités se superposent, à l'infini.  J'aime depuis toujours l'infini des vérités qu'elle nous propose et admire toujours au passage la multitude de ses regards.




samedi 3 novembre 2012

De reflets en images





 Comme une souris je me glisse entre les deux vérités, dehors ou dedans, quel reflet est l'exacte réalité, des deux côtés du miroir.




vendredi 2 novembre 2012

D'images en reflets.




J'ai toujours tant aimé "Alice aux pays des Merveilles" souhaitant sauter de la réalité aux rêves, à travers miroirs, vitres ou toute surface d'eaux qui pouvaient laisser de la place à autre chose, un autre monde.

Chez moi, mes rêves sont réalisés, parfois, la nature rentre dans la maison et la maison se reflète presque dehors...




Ma fascination depuis ma toute petite enfance  pour les reflets, les miroirs, et tout ce qui semble être , mais n'est pas toujours si tangible me parait enchantement,  j'ai si peur des faux semblants et m'enchante tant des vérités ainsi révélées, la vie et la mort, la réalité et l'irréel sont étroitement mêlés, tout est ainsi possible, enfin tout semble m'être.




Les portes semblent parfois être rideau entre deux mondes, je ne sais où j'ai lu que l'image que l'in se fait  de sa maison reflète l'idée de la vie, parfois notre esprit la sublime, d'autre fois elle se retrouve foulée au sol.





Notre monde est fait de faux semblant et nous nous heurtons  parfois, comme les oiseaux à des paradis qui nous paraissent accessibles et mais qui ne sont que mirages.




Je m'imagine souvent comme "invitée" chez moi, enfin pas si invitée que cela, ayant envie de rentrer dans ma maison mais me heurtant aux portes de leur réalité, je sais depuis que tout enfant je n'ai jamais décidé si la vie que l'on mène est plus vraie que les rêves que l'on vit.

jeudi 1 novembre 2012

Faire monter la mayonnaise.



Lorsque j'ai acheté la maison qui nous a choisi, les anciens propriétaires  nous laissaient des meubles et tout un "fond de maison" . Je fus d'abord submergée par ces objets, souvent  j'en ignorais les usages, je ne pourrais en faire une liste de cet héritage  sans que cela soit un incomplet inventaire à la Prévert: Quatre lits bateaux, leurs matelas et dessus de lit blanc au crochet,  trois ou quatre tables de ferme, certaines très anciennes peut être datant du XVIII d'autres plus récentes........ Deux mortiers et leurs pilons.....


Je ne me suis jamais servie de mortier,  déposés sur des rebords de fenêtre de la salle à manger  pour leur aspect déco, jamais je n'aurais imaginé qu'ils redeviennent pour moi, objets utilitaires, ustensiles de cuisine.

Il y a peu, j'avais envie de faire de l'aïoli, mon huitième de  sang provençal hurlait l'urgence. je n'avais jamais fait de "vrai aïoli", mais tentée par l'essai je suis allée chercher le petit mortier, l'ai lavé, ai essayé d'écraser deux belles gousses d'ail, avec un succès mitigé, puis ai monté une mayonnaise sur l'a peu près purée obtenue. La flemme seule dictait ma conduite, pas envie de laver trop d'instruments. A ma grande surprise la mayonnaise s'est montée très rapidement et sans aucune difficulté!

Je monte souvent les mayonnaises dans un bol, à la main afin d'éviter le bruit du mixer, je fus épatée par la réussite et de la texture de la mayonnaise obtenue si facilement dans ce bol en bois. Aujourd'hui, j'ai renouvelé mon expérience, mayonnaise sans mixer, dans le mortier qui est passé  ensuite  directement à table. 

LHom et mes gars ont testé et approuvé. Essai transformé,  j'ai fait une place pour ce mortier sur mon garde manger, il  trône dorénavant  comme ustensile utile.

mayonnaise:
un jaune d'oeuf+ moutarde forte+ cuillère à café d'eau qui assure la prise+ un peu de sel, mélanger au pilon, très vite ajouter un peu d'huile,  vous verrez cela monte tout de suite, en tournant le pilon dans le mortier, continuer jusqu'à la quantité souhaitée.